Aboubakry N’diaye – Publié le 21.09.2026, 00h30
La fermeture du bureau de poste de Gassicourt à compter du 1er octobre 2026 continue de provoquer des réactions politiques. Après les critiques d’Aymeric Capmarty, conseiller municipal d’opposition du groupe Mantes Avant Tout, c’est Guillaume Quévarec, élu de la majorité*, qui a répliqué fermement dimanche soir renvoie la responsabilité à l’ancienne équipe municipale.
Pour lui, voir l’ancienne majorité dénoncer aujourd’hui la fermeture est « incroyable et presque indécent ». Il affirme que La Poste porte sa part de responsabilité, mais que l’ancienne municipalité avait « prévu de laisser faire », fidèle à « une logique libérale » qui aurait conduit à une fermeture dès 2024 sans la mobilisation citoyenne.

Guillaume Quévarec rappelle que le collectif « Sauvons la Poste de Gassicourt », soutenu par Marc Jammet (décédé le 20 juillet dernier), a contraint La Poste à revoir ses plans. « Grâce à l’indignation de centaines de Mantais, le bureau a été maintenu », insiste-t-il.
Sous pression, l’ancien maire avait renforcé un point‑contact et financé un distributeur automatique, un coût annuel important pour la ville. Il assure que la majorité actuelle « n’est pour rien dans la fermeture » : « À son arrivée, elle s’est battue et a obtenu un report de six mois. La Poste ne devait pas fermer le 31 mars. »
Cette réponse vise directement Aymeric Capmarty, qui dénonçait samedi 19 septembre un « silence assourdissant » de la majorité. Pour Quévarec, il s’agit d’une réécriture des faits : « Il était important de rétablir la vérité. »

Il conclut en regrettant la logique « financière et libérale » de La Poste, qui « ne prend pas en compte les intérêts des habitants ».
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