Le maire de Gargenville, Yann Perron, a annoncé ce jour avoir retiré les drapeaux européens installés sur le fronton de l’hôtel de ville. Un geste qu’il présente comme un signal politique, dans un contexte de débat national autour de l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur.
L’élu estime que les agriculteurs français sont soumis à des normes « toujours plus strictes » sur les plans énergétique, environnemental et sanitaire, tandis que des produits importés pourraient, selon lui, entrer sur le marché européen sans respecter les mêmes exigences. Une situation qu’il juge « incohérente » et susceptible de fragiliser les exploitations locales.
Rappelant l’ancrage agricole historique de Gargenville, Yann Perron affirme que les agriculteurs du territoire « ne demandent pas de privilèges, mais de l’équité et la possibilité de vivre dignement de leur travail ». Dans ce contexte, il exprime son opposition à l’accord Mercosur « dans les conditions actuelles » et appelle à une simplification des normes ainsi qu’à une vision « cohérente et de long terme » pour l’agriculture française et européenne.
Le maire souligne également l’importance du vote prévu demain au Parlement, qui pourrait, selon lui, ouvrir la voie à une suspension de l’accord et à une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne sur la procédure de ratification. Il estime toutefois que le débat se poursuivra au-delà de cette échéance, nécessitant de convaincre les parlementaires de différents pays.
Yann Perron conclut en réaffirmant sa volonté de défendre les intérêts des agriculteurs locaux, qu’il considère comme un pilier essentiel du territoire gargenvillois.